• Une histoire de jardinier - VI Et alors

     Ce récit n'est-il pas enfin la matrice de tout récit et de tout traité philosophique, n'est-il pas le récit dans son principe ? Qu'y a-t-il à l'origine de tout récit, de tout discours, sinon un désir de sens, sinon un désir de connaissance ? De quoi parle tout récit sinon de ce désir et de cet effort ?

    À l'origine de toute histoire, qu'elle soit du genre épique ou tragique, qu'elle soit une épopée chevaleresque initiatique ou romantique, un roman policier ou d'aventure, il y a, confondues, une transgression, qui est mutation, retournement, conversion, et une quête de sens figuré sous la forme d'un fruit appétissant, d'un trésor ou d'une femme.

    Tout récit, toute histoire dit en substance notre effort d'exister et notre désir d'être, notre effort de conscience et de sens ainsi que notre désir de sens et de conscience, qui se déploient dans le verbe et par le verbe, dans le discours et par le discours.

    Par le verbe, notre désir de connaissance nous condamne à l'effort de la connaissance, qui est notre histoire. Mais qu'est-ce que l'histoire sinon une nouvelle recherche de sens, un dialogue perpétuel avec les dieux, qui permet à l'homme de passer l'homme ?


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :